![]() L'équipe
Dans sa main, il tient un livre. C’est un enfant. Un enfant qui tient un livre. Je ne veux pas savoir quel est le livre. Ni son titre, ni son auteur. Je veux juste voir l’enfant tenant le livre. Il le tient fort. Il tient fort au livre. Je le vois qu’il le serre avec ses doigts. Je sens la force de l’enfant sur le livre. La force de l’enfant me remplit. Elle est une certitude. Je sais que l’enfant tient à ce livre, qu’il est comme un secret pour lui. Prendre le livre des mains de l’enfant serait comme violer l’enfant. Lui ôter sa force, son secret, son intimité. Je tremble de la force de l’enfant, de son secret, de son intimité. Je tremble de la force du livre sur l’enfant. La force qu’exerce le livre sur l’enfant. Je ne peux plus m’arracher les yeux du livre dans cette main. Je ne peux plus m’arracher de cette intimité. De la réciprocité des forces. Je tremble à coté, remplie de la force mais à côté. C’est important de me positionner. Pour que je sache que ÇA existe, qu’il est possible qu’une telle force existe Etre à côté de ce possible et trembler parce que ÇA existe.
Sète
Chez mon libraire, ce n'est pas plus cher Il est indépendant, son conseil est différent… |
